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Bidonville | Radio-Canada.ca

Capitale du Maroc et ville du roi, Rabat-Salé est située dans le nord du pays, sur la côte Atlantique. On la dénomme Ville verte pour son paysage magnifique aux abords du fleuve Bouregreg.

Dans les dernières années, Rabat est devenue un centre d’affaires important et connaît une forte croissance économique. La population est d’environ 1,5 million d’habitants en incluant sa banlieue-dortoir, Salé. La capitale est la 2e agglomération du pays après Casablanca.

UN PEU D'HISTOIRE...

Depuis les années 1960, le Maroc connaît un fort exode rural. Les sécheresses désastreuses, le postcolonialisme et l’indépendance du pays ont contribué à faire naître les bidonvilles, principalement à Casablanca et Rabat. Dans les années 1990, d’autres grandes sécheresses ont provoqué un nouvel exode rural, intensifiant encore la demande en logements urbains.
C’est dans les années 1930 à Casablanca que le terme bidonville est évoqué pour la première fois. Les Casablancais faisaient ainsi référence aux quartiers des plus démunis, constitués de baraques faites de matériaux de récupération, de tôles, de bois et cartons, et de bidons aplanis.

Visant à éradiquer les bidonvilles de 84 villes du pays et à lutter contre le logement insalubre, le gouvernement marocain lançait en 2004 le programme Villes sans bidonvilles, un programme d’aménagement de terrains avec voirie, eau et électricité, et logements neufs à prix modiques. Avant le lancement du programme, le déficit en logements était estimé à 700 000 unités. Afin d’améliorer les conditions de vie de plus de 1 742 000 habitants, dont plus de 70 000 sur le territoire de Rabat, le projet implique la relocalisation des habitants dans des logements salubres. D’une superficie de 52 m² à 97 m², ces logements de 2 à 4 pièces sont situés dans des quartiers avec écoles, centres de santé et services.

Dans le cadre du programme, le premier bidonville de Rabat datant du début du 20e siècle, Douar Al Kora, a été détruit et ses habitants relogés.

Selon les autorités, 60 villes sur 85 seront déclarées sans bidonvilles d’ici la fin 2013. Mais les 25 villes où il demeure des bidonvilles à résorber, dont plusieurs à Rabat-Salé, accueillent encore des dizaines de milliers de familles dans des bidonvilles historiques. Ainsi, en 2011, plus de 4 000 familles de Rabat avaient reçu leurs logements, mais entre-temps, la population des bidonvilles avait grimpé de 40 % par rapport à 2004. Les logements ne suffisent pas à la demande et plusieurs problématiques ralentissent le projet, dont l’accroissement constant des ménages dans les bidonvilles et les difficultés d’accès à la propriété et au crédit.

Villes sans bidonvilles a reçu en 2010 le prix de l’ONU-Habitat qui récompense les efforts dans la lutte à l’habitat insalubre.

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De nos jours, une personne sur six vit dans un bidonville, squat ou autre habitat précaire. Les gouvernements tentent d’éradiquer ce «problème» en construisant des logements sociaux, mais la plupart des citoyens refusent de vivre dans ces lieux qui ne sont pas adaptés à leur réalité.

Bidonville: Architectures de la ville future est un voyage humain à travers les continents: à Mumbai dans le plus gros bidonville d’Asie; à Rabat sur d’anciennes terres agricoles; au New Jersey dans un tent city; à Marseille dans un quartier de caravanes; et à Kitcisakik dans une communauté amérindienne. Le cinéaste Jean-Nicolas Orhon nous plonge dans l’intimité de citoyens qui, par leur résilience et leur ingéniosité, ont su bâtir des habitations adaptées à leurs besoins, en s’inspirant souvent des traditions architecturales de leurs communautés d’origine.
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