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Bidonville | Radio-Canada.ca

ORIGINES

En 2005, le révérend Steve Brigham investit un bois en périphérie de Lakewood dans le New Jersey, afin d’en faire le refuge de quelques sans-abris. À la suite de la crise économique de 2008 qui a particulièrement secoué les États-Unis, entraînant des millions de ménages surendettés vers la faillite, la population du tent city a considérablement augmenté; une centaine de personnes y vivent présentement.

QUELQUES CHIFFRES

Depuis 2008, le nombre de locataires à faibles revenus aux États-Unis a augmenté de près de 2 millions de foyers alors qu’on observait une baisse de près de 600 000 maisons abordables, mais une hausse de 2,2 millions de maisons pour les familles aisées. En 2011, il manquait 4,6 millions de logements abordables dans le pays. Ainsi, dans les dernières années, on a vu naître des centaines de tent cities où se sont réfugiés quelques-uns des 650 000 sans-abris du pays.
Les habitants du tent city proviennent en majorité de l’État du New Jersey, mais aussi des États voisins, de New York, du Connecticut ou de la Caroline du Nord.

Les habitants cuisinent avec des bonbonnes de propane ou font cuire leurs repas sur des grilles posées sur le feu ou des BBQ. Ils préservent leurs aliments dans des glacières de camping. Parallèlement, la population de Lakewood leur vient en aide avec des dons en argent, en nourriture et en vêtements.

Comme le tent city est situé sur une propriété publique, il est défendu d’y construire des habitations. Ainsi, la plupart des habitants doivent survivre aux saisons, abrités sous des tentes de camping et des structures de toiles montées autour d’un four à bois, dont le tuyau s’échappe par un trou dans la toile.

Bien entendu, la population du tent city est mal vue des autorités. Durant les années de conflits entre le tent city et la municipalité de Lakewood, celle-ci avait offert aux habitants de les loger pour 100 $ par nuit, à l’hôtel. L’avocat des habitants du tent city qui ont décliné l’offre, a répondu qu’ils avaient besoin de logements abordables et que l’offre faisait office de pansement provisoire.

Après plus de 7 ans de conflit entre les résidents du tent city et la municipalité de Lakewood, les deux parties tentent de s’entendre pour trouver une solution satisfaisante pour tous. Ainsi, il est entendu que les résidents expulsés ne partiront pas sans avoir un autre endroit où se loger.

Le tent city a son propre site Internet à partir duquel on peut obtenir des informations : www.tentcitynj.org. On y trouve notamment la rubrique « travailleurs disponibles » qui propose les services de menuisiers, hommes à tout faire, maçons, chauffeurs, ainsi que les plus récents développements concernant le conflit entre les autorités et la population du tent city.

Au coeur de la tent city de Lakewood

Entrevue avec Daniel, ex tireur d'élite

Entrevue avec Angelo, amateur de Kung Fu

De nos jours, une personne sur six vit dans un bidonville, squat ou autre habitat précaire. Les gouvernements tentent d’éradiquer ce «problème» en construisant des logements sociaux, mais la plupart des citoyens refusent de vivre dans ces lieux qui ne sont pas adaptés à leur réalité.

Bidonville: Architectures de la ville future est un voyage humain à travers les continents: à Mumbai dans le plus gros bidonville d’Asie; à Rabat sur d’anciennes terres agricoles; au New Jersey dans un tent city; à Marseille dans un quartier de caravanes; et à Kitcisakik dans une communauté amérindienne. Le cinéaste Jean-Nicolas Orhon nous plonge dans l’intimité de citoyens qui, par leur résilience et leur ingéniosité, ont su bâtir des habitations adaptées à leurs besoins, en s’inspirant souvent des traditions architecturales de leurs communautés d’origine.
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